VitaScan signale les FODMAPs les plus courants dans la composition — fructanes de l'oignon et de l'ail, lactose, polyols en -ol, sirops riches en fructose — y compris quand ils se cachent derrière un arôme ou un mélange d'épices.
Télécharger VitaScanLe régime pauvre en FODMAPs est souvent présenté comme une liste d'aliments interdits. C'est un contresens : c'est un protocole de diagnostic alimentaire, en trois phases, dont la première — l'éviction — n'est qu'un point de départ.
Le but n'est pas de retirer des aliments. C'est de découvrir lesquels, et en quelle quantité, posent réellement problème à votre intestin.
Ce que sont les FODMAPs, et le protocole en trois phases
FODMAP est un acronyme anglais désignant des glucides fermentescibles mal absorbés par l'intestin grêle : oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols.
Concrètement, où on les trouve
- Fructanes : blé, seigle, oignon, ail, artichaut
- Galacto-oligosaccharides : légumineuses, pois chiches, lentilles
- Lactose : lait, fromages frais, crème
- Fructose en excès : pomme, poire, mangue, miel, sirop de glucose-fructose
- Polyols : champignon, chou-fleur, avocat, et les édulcorants en -ol (sorbitol, maltitol, xylitol)
Pourquoi ils déclenchent des symptômes
Mal absorbés, ils arrivent dans le côlon où ils fermentent et attirent l'eau. Chez une personne ayant un intestin sensible, cela provoque ballonnements, douleurs et troubles du transit. Chez les autres, cela ne provoque rien de notable.
Les trois phases du protocole
1. Éviction : on retire les FODMAPs pendant six à huit semaines pour obtenir une accalmie des symptômes. 2. Réintroduction : on réintroduit une famille à la fois, méthodiquement, pour identifier celles qui posent problème et à partir de quelle quantité. 3. Personnalisation : on construit une alimentation aussi large que possible, en n'évitant que ce qui est réellement en cause.
D'où vient le protocole
Il a été développé par une équipe de l'université Monash, en Australie, qui teste la teneur en FODMAPs des aliments et publie ces données. C'est l'une des approches les mieux étudiées du syndrome de l'intestin irritable.
Le piège de l'éviction qui s'installe
L'erreur la plus fréquente n'est pas de mal faire la phase d'éviction : c'est de s'y installer.
Pourquoi l'éviction ne doit pas durer
Les FODMAPs sont, pour beaucoup d'entre eux, des prébiotiques : ils nourrissent la flore intestinale. Une restriction prolongée appauvrit cette flore, ce qui peut aggraver la situation à long terme. La phase d'éviction est un outil de diagnostic, pas une destination.
Le diagnostic d'abord
Le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique par un médecin, après avoir écarté d'autres causes — maladie cœliaque, maladies inflammatoires, infections. Se lancer dans un régime restrictif sans ce préalable risque de masquer une autre pathologie.
L'accompagnement
La phase de réintroduction est la plus délicate : elle demande une méthode et un suivi. Un diététicien formé à ce protocole fait gagner beaucoup de temps, et évite les évictions inutiles qui s'accumulent.
Les pièges industriels
- L'oignon et l'ail se cachent derrière « arômes », « épices » et « bouillon de légumes »
- Les produits « sans sucres » reposent souvent sur des polyols, qui sont des FODMAPs
- L'inuline et la chicorée, ajoutées comme fibres, sont des fructanes
- Le sirop de glucose-fructose apporte du fructose en excès
La différence avec une intolérance au gluten
Beaucoup de personnes qui se croient sensibles au gluten réagissent en réalité aux fructanes du blé, qui sont des FODMAPs. C'est l'une des raisons pour lesquelles le diagnostic mérite d'être posé correctement.
La quantité compte
Contrairement à une allergie, les FODMAPs fonctionnent par seuil et par cumul sur la journée. Un aliment toléré seul peut poser problème s'il s'ajoute à d'autres au même repas.
Comment VitaScan repère les FODMAPs
Le travail utile en rayon, c'est de repérer les FODMAPs cachés — ceux qui ne figurent pas dans le nom du produit.
Les FODMAPs courants signalés
Oignon, ail, lactose, polyols, inuline, sirop de glucose-fructose : VitaScan les cherche dans la composition.
Y compris derrière un arôme
Quand un « arôme » ou un « bouillon de légumes » peut contenir de l'oignon ou de l'ail, VitaScan le signale comme incertitude plutôt que de l'ignorer.
Les polyols identifiés
Ils se cachent dans les produits « sans sucres », qui semblent pourtant un bon choix. C'est l'un des cas où le scan évite une erreur fréquente.
Une aide, pas un protocole
VitaScan facilite les courses pendant l'éviction et la réintroduction. Il ne conduit pas le protocole à votre place : c'est le rôle de votre médecin et de votre diététicien.
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