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Alimentaire substance

Édulcorants : aspartame, sucralose, stévia — où en est-on vraiment ?

2B
la classe attribuée à l'aspartame par le CIRC en 2023 : « peut-être cancérogène », c'est-à-dire un doute, pas une preuve
2023
l'OMS déconseille les édulcorants pour contrôler son poids, faute de bénéfice démontré à long terme
200 à 600 fois
le pouvoir sucrant de l'aspartame et du sucralose comparé au sucre de table
En bref

VitaScan repère les édulcorants dans la composition, y compris quand ils sont désignés par leur code (E950, E951, E955, E960). La préférence « éviter les édulcorants » vous alerte dès le scan, et la recherche du catalogue permet de trouver des produits qui s'en passent.

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Le rayon des boissons a changé de visage : partout des « zéro », des « light », des « sans sucres ». Derrière ces mots, ce n'est pas l'absence de goût sucré, c'est un remplacement. Et sur ce remplacement, la position des autorités a évolué ces dernières années.

Il ne s'agit ni de crier au scandale ni de balayer la question. Il s'agit de savoir ce qui a été dit, par qui, et ce que cela change pour le produit que vous avez en main.

Trois familles d'édulcorants, souvent confondues

Un édulcorant est une substance au goût sucré qui apporte peu ou pas de calories. Ils se rangent en trois familles, et les confondre mène à des raccourcis erronés.

Les édulcorants intenses de synthèse

Aspartame (E951), acésulfame K (E950), sucralose (E955), saccharine (E954). Leur pouvoir sucrant se compte en centaines de fois celui du sucre, donc on en met des quantités minuscules.

Les édulcorants d'origine végétale

Les glycosides de stéviol (E960), extraits de la plante stévia. « D'origine naturelle » décrit ici l'extraction, pas l'innocuité : ce sont des additifs évalués comme les autres.

Les polyols

Sorbitol (E420), maltitol (E965), xylitol (E967), érythritol (E968). Reconnaissables à leur terminaison en -ol, ils apportent quelques calories et se trouvent surtout dans les chewing-gums et les produits « sans sucres ».

Où ils se cachent

Sodas zéro et boissons light, bien sûr, mais aussi yaourts allégés, chewing-gums, compotes sans sucres ajoutés, protéines en poudre, sirops pour café, et certains médicaments.

Ce que le CIRC et l'OMS ont dit en 2023

Le mot « zéro » sur un emballage ne dit pas avec quoi le sucre a été remplacé
Les polyols (-ol) peuvent provoquer des troubles digestifs à dose courante
Les édulcorants se glissent dans des produits qu'on ne croit pas sucrés
L'OMS déconseille de s'en servir comme outil de perte de poids
Un produit édulcoré entretient le goût du sucré, ce que les avis relèvent

Deux avis ont marqué 2023, et ils sont régulièrement mal rapportés.

Le classement de l'aspartame par le CIRC

Le Centre international de recherche sur le cancer a classé l'aspartame en catégorie 2B, « peut-être cancérogène pour l'homme ». Cette catégorie signale des preuves limitées qui ne permettent pas de conclure. Le même jour, le comité mixte OMS-FAO a maintenu la dose journalière admissible à 40 mg par kilo de poids corporel, ce qui représente une consommation quotidienne considérable.

L'avis de l'OMS sur le contrôle du poids

L'OMS a déconseillé en 2023 l'usage des édulcorants sans sucre comme moyen de contrôler son poids. Le motif n'est pas un danger établi : c'est l'absence de bénéfice démontré à long terme, et le signal d'effets indésirables possibles observés dans des études d'observation.

Les polyols et la digestion

C'est l'effet le mieux établi, et le plus banal : à partir d'une certaine quantité, les polyols provoquent ballonnements et troubles intestinaux. C'est pour cela que les emballages portent la mention « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs ». Ce sont aussi des FODMAPs, à éviter en cas de syndrome de l'intestin irritable.

La question du goût

Plusieurs travaux avancent qu'un produit édulcoré entretient l'appétence pour le sucré et n'aide donc pas à s'en déshabituer. C'est une hypothèse discutée, mentionnée dans l'avis de l'OMS, pas une certitude.

Ce qu'il est honnête de conclure

Les édulcorants autorisés en Europe sont évalués et encadrés. Le doute soulevé en 2023 porte sur l'intérêt de les consommer régulièrement, pas sur un risque avéré à la dose d'un verre.

Le saviez-vous ?
2B
la classe attribuée à l'aspartame par le CIRC en 2023 : « peut-être cancérogène », c'est-à-dire un doute, pas une preuve
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Comment VitaScan repère les édulcorants

Repérer un édulcorant suppose de connaître une vingtaine de codes et autant de noms commerciaux. Le scan s'en charge.

Détection par le nom et par le code

Qu'il soit écrit « aspartame », « E951 » ou « édulcorant de synthèse », VitaScan le retrouve dans la composition et vous le nomme.

La famille est précisée

Un polyol et un édulcorant intense ne posent pas les mêmes questions. VitaScan distingue les familles, ce qui compte notamment si vous suivez un régime pauvre en FODMAPs.

Alerte sur le produit qui ne devrait pas en contenir

C'est là que le scan est le plus utile : un édulcorant dans une compote, une sauce ou un complément protéiné, là où vous ne l'attendiez pas.

Le lien avec vos autres critères

Si vous avez activé la préférence diabète, VitaScan regarde d'abord la teneur en sucres du produit selon son repère chiffré, et signale séparément la présence d'édulcorants. Deux informations distinctes, jamais mélangées.

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