Quand la préférence empreinte carbone est active, VitaScan s'appuie sur des données publiques plutôt que sur les allégations des marques, et rappelle où se situe réellement le poids : dans la production, pas dans l'emballage.
Telecharger VitaScanL'empreinte carbone d'un aliment est le sujet où l'intuition se trompe le plus souvent. On regarde l'emballage et les kilomètres, parce que ce sont les seules choses visibles. Ce sont aussi, dans la plupart des cas, celles qui comptent le moins.
Ce qui pèse, c'est ce qu'on ne voit pas : la façon dont l'aliment a été produit.
Ce qui compose l'empreinte d'un aliment
L'empreinte carbone additionne les gaz à effet de serre émis sur tout le cycle de vie d'un produit : production agricole, transformation, emballage, transport, distribution, fin de vie.
La hiérarchie réelle
Pour la grande majorité des aliments, la production agricole domine largement. Viennent ensuite la transformation, puis l'emballage et le transport, généralement loin derrière.
Pourquoi les écarts sont si grands entre catégories
L'élevage de ruminants émet du méthane, gaz à fort pouvoir de réchauffement, et demande des surfaces de fourrage considérables. C'est la raison pour laquelle l'écart entre un produit animal et un produit végétal dépasse, en ordre de grandeur, presque tous les autres choix possibles.
La seule exception au poids du transport
Le fret aérien, réservé aux denrées très périssables — certains fruits exotiques, poissons frais haut de gamme. Là, le transport devient déterminant.
Ce que l'affichage environnemental apporte
La France développe un affichage environnemental fondé sur des méthodes publiques, comme Ecobalyse pour les textiles. Ces méthodes ont le mérite d'être documentées et critiquables, contrairement aux scores propriétaires.
Les allégations, et où se situe le vrai poids
Ce domaine est envahi d'allégations, parce que le vocabulaire climatique n'est pas protégé.
« Neutre en carbone »
Cette mention signifie presque toujours que des émissions ont été compensées par l'achat de crédits, pas qu'elles ont été évitées. La qualité de ces crédits est très inégale, et plusieurs autorités de régulation de la publicité ont encadré ou déconseillé cette allégation.
L'emballage, ce qui se voit
Retirer un suremballage est utile et visible. Cela ne change pas l'ordre de grandeur de l'empreinte d'un produit alimentaire, où la production domine. Un produit peu emballé mais très émetteur à produire reste très émetteur.
Le piège de la comparaison à l'intérieur d'une catégorie
Choisir le yaourt le moins émetteur du rayon a un effet réel mais modeste. Les écarts entre catégories — végétal, volaille, ruminant — sont d'un tout autre ordre.
Le gaspillage, l'angle mort
Un produit acheté puis jeté a coûté sa production entière pour zéro bénéfice. Réduire le gaspillage domestique pèse davantage, pour la plupart des foyers, que l'arbitrage entre deux marques.
Ce que VitaScan ne fera pas
Inventer un score carbone produit par produit là où les données n'existent pas. Quand une donnée publique existe, elle est utilisée ; sinon, l'ordre de grandeur par catégorie est plus honnête qu'un chiffre précis et faux.
Comment VitaScan traite l'empreinte carbone
Sur ce sujet, la principale valeur d'une application est de corriger les intuitions fausses.
Des données publiques plutôt qu'un score maison
VitaScan s'appuie sur des bases publiques, notamment la base ADEME et la méthode Ecobalyse pour les textiles, plutôt que sur un score inventé.
Les allégations climatiques remises à leur place
« Neutre en carbone » n'est pas compté comme une performance : VitaScan indique de quoi il s'agit.
L'ordre de grandeur plutôt que le faux chiffre
Quand la donnée précise n'existe pas, VitaScan donne le repère de catégorie au lieu d'afficher une valeur qui n'est pas mesurée.
Combiné avec vos autres critères
L'empreinte est un critère parmi d'autres : il ne remplace ni le bio, ni le nutritionnel, et VitaScan les affiche séparément.
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Quand la préférence empreinte carbone est active, VitaScan s'appuie sur des données publiques plutôt que sur les allégations des marques, et rappelle où se situe réellement le poids : dans la production, pas dans l'emballage.
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